L'almanachronique du 8 septembre. La rentrée !

Publié le par blancafort

Hello les blogos ! Waouuuu la blogose ! Queue de tant...

Que de temps ! "O douleur ! O douleur ! Le temps mange la vie", et dire que je n'ai toujours pas trouvé de tournevis ! Que de temps mes blogos adorés ! Que de temps !
Un temps qui n'est pas extensible, ni susceptible d'être un jour docile. La docilité, c'est bon pour les salons de beauté.
Mais que de temps il s'est écoulé depuis ce jour fatal où, mû par un perpétuel sentiment de ne pas travailler plus que ça, et devant la hargne fataliste des serviles qui s'engluent la caudale dans la productivité assourdissante, j'ai pris la décision irréaliste de partir en vacances ! Quoi ?! Comment ?!!! Un pauvre qui part en vacances ! Un dissident ! Hélas oui ! Je dis "hélas" par pure provocation, et sans doute par prétention. Mais qu'il est bon de vous retrouver. N'en déplaise à Cactus Juan !
Durant tout ce temps, je me suis senti, comme l'indiquait Duneton à propos de Vialatte, tel un marginal qui vivrait en exil sur des terres ingrates. Condamné par contumace pour délit de farniente ! Farniente : de l'italien far niente, de far "faire" et niente "rien". Faire rien. La douce oisiveté. Physique et intellectuelle. Et c'est là, peut-être, le combat du siècle. Une dissidence volontaire et bien pesée de résister à ce monde, qui autour de soi, s'est visiblement figé comme une huile. Une huile rance, poisseuse, épaisse et abondante.
Dans une moindre mesure, depuis mon retour, je suis tel Louis-Ferdinand Céline, antisémitisme à part, le génie en moins, qui revenant de guerre, se trouva étrangement déplacé, avec son imaginaire en folie, entièrement "démodé" dans une société de plomb où la révolte semble morfondue, engourdie, paralysée.
Il n'y a qu'à voir le long feuilleton estival des nouvelles du monde alors que les cigales stridulaient gratis sans penser aux fluctuations du CAC40. L'affaire Tapie, les jeux olympiques pékinois, la guerre en Géorgie, l'éviction de Siné, la privatisation de la Poste, Edwige, les aventures de Clavier en Corse, j'en passe et des meilleurs ! Et quoi ? Rien ! Nada ! Point de révolte, pas d'insurrection, ni de rébellion, et encore moins d'indignation ! Tout va mal Madame la Marquise, mais qu'est-ce qu'on s'en fout ! Attendons péniblement la nouvelle crise dans le silence le plus absolu. Résigné.
Vous ne trouvez pas que ça commence plutôt positivement cette almanachronique ?! Hein ? La joie au coeur et la fleur au futile.
Bon les petits, trève d'indignation ironique, reprenons calmement le cours de l'almanachronique. Je vous salue particulièrement bien bas en ce retour ! On redistribue les cartes sans vergogne, celles du Tendre et du Féroce ! Quelques dessins verdoyants pour la reprise. Des mots à venir, des illustrations, des jeux de mots à la con, un peu de culture et encore des recettes.
C'est reparti ! Je vous embrasse.
Nirvanaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa...

Publié dans Chroniques

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