L'almanachronique du 28 février

Publié le par blancafort

Hello les blogos !  Boudiouboudiouboudiou la blogose !

Je voudrai vous convier à un extrait d'un livre de Michel Rio, " les jungles pensives ". Pour vous situer la scène, laissez-moi vous conter le propos du dit livre.      L'histoire est celle d'un jeune biologiste en Côte d' Ivoire en 1913 et dont la mission est d'étudier les chimpanzés en milieu naturel.  Il rencontre une jeune femme poursuivant le même but, dont la beauté et l'intelligence exercent sur lui une véritable fascination. Dans leur expédition commune en compagnie d'autres protagonistes, au coeur d'une jungle comme il se doit, sauvage et chaotique; le jeune biologiste, lors d'une nuit de palabres philosophiques et après que tout le monde se soit couché, se retrouve mû par un instinct de désir,  au seuil de la tente de Lady Savile. Il la regarde silencieusement, allongée sur un lit de camp, protégée par le voile diaphane d'une moustiquaire. Elle dort.   Et voilà ce qu'écrit Michel Rio  : "...je voulus cependant rassassier ma vue de ce délicieux tableau et jetai une dernière fois les yeux vers le lit. Je sentis tout mon sang se retirer de mon visage. Lady Savile, de l'air le plus tranquille du monde, me fixait de son regard bleu. Pendant ce qui me parut une éternité, nous nous observâmes, immobiles et muets. Enfin elle se redressa sur le coude et me dit : " Fermez la porte, voulez-vous ?" Comme je ne faisais pas le moindre geste, elle reprit avec une pointe d'impatience dans la voix : " Eh bien ? - Excusez, madame, ma confusion d'esprit ou une ultime indélicatesse ne pouvant aggraver un cas déjà désespéré, mais je ne sais de quel côté de cette porte je devrai me tenir après l'avoir fermée. " "   Bonheur de la littérature ! Joie de la forme ! Il est arrivé la même scène à une certaine Jocelyne Blanchard, employée chez Moulinex. Avec une très légère différence, il faut bien le dire. Se trouvant pareillement au jeune biologiste, au seuil de la porte de Moulinex, madame Jocelyne Blanchard n'a quant à elle jamais douté de quel côté de la porte elle devait se trouver.

Publié dans Chroniques

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