L'almanachronique du 25 mars

Publié le par blancafort

Hello les blogos ! Kôt Kôt Kodeck la blogose !

Le ciel est toujours noir. Un vent septentrional se cherche une nouvelle victime, une amante versatile lascive dont il pourra éprouver sans indulgence ses faiblesses, puis s'en va lécher les Pyrénées. Le froid courbe l'échine du vieillard, assombrit le boute-en-train, plisse le poivreau tardif et gerce l'asperge naissante. Le printemps a du mal à tapiner sur les coteaux. Son maquillage est pitoyable et sa parure indigente. Il a beau remuer son feuillage verdoyant, pointer sur ses galbes un rayon de soleil furtif, il fait pâle figure ! " Moi ça m'va !" répond le boutonneux pervers du bout du bois "...à défaut de trou de taupe!" Ensuite, il s'en retourne au village traîner son spleen et guetter la pucelle gironde.

Elle sort toujours de chez elle, emmitouflée sous des couches protectrices de laine et de coton, la peau blanche, laiteuse, protégée d'une longue écharpe jusqu'au dessous du nez. C'est l'heure habituelle où l'heure pèse, où le temps loud l'atteint, où elle se sent seule et ne peut le supporter d'avantage.

Alors elle sort affronter la concupiscence émoustillée des uns, et confronter ses formes, qui ne lui ressemblent pas, au regard dompté des consumés assumés. Elle aimerait tant échanger des mots et des idées avec les autres sans cette satané sensualité qu'elle porte en elle, et qui la brime, et qui travestit l'instant présent. Et plus elle tente de cacher ses galbes débordants, ses formes incarnées, plus la sensualité se fait femme, la luxure est alors fantasmée.

Mais comment faire autrement ?

Dès lors, elle se fond dans les frimas de l'hiver agonisant, observant d'un oeil complice la chatte blessée qui rase les murs du monument aux morts.

Il lui faudra penser à avancer sa montre d'une heure.

C'est l'heure d'été !

L'été de tous les décolletés...

Publié dans Chroniques

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