L'almanachronique du 14 septembre

Publié le par blancafort

Hello les blogos ! Apibeurdètoullou la blogose !

Petit conte enchanteur, adapté de Gougaud, pour adultes innocents :

" Trois gros gras patrons sont dans un taxi. Ce sont, évidemment, de vieux sages, dont l'exigence de sommeil torture leur conscience professionnelle. Ils méditent donc humblement en regardant le doux paysage de Wall Street, puis l'un des trois soupire et dit :
- Je pense à tous ces ouvriers qui ont construit tous ces gratte-ciels, je contemple leur création, et je me pose la question. Vraiment, qui suis-je ? Presque rien. Pas plus important qu'un éphémère moustique sur le genou cagneux d'un nègre...euh ! je veux dire, d'un auvergnat au seuil de sa masure en torchis.
- Si tu n'es rien, dit son confrère, alors moi qui t'admire tant, je ne suis pas un frêle moustique, je ne suis qu'un minable virus d'H1N1 qui crie à l'aide dans les sabots Crocs de Bachelot !
- Mes frères, si vous n'êtes rien, gémit le troisième patron, il faut que j'ose vous l'avouer. Je suis comme un bouton d'acné sur le cul du virus qui crie à l'aide dans les sabots Crocs de Roselyne !
Le chauffeur de taxi, un nègre du Mali...euh ! je veux dire un auvergnat de Bamako, se retourne alors à demi et leur lance, l'air effaré et la lèvre lippue :
- Si vous, de pieux sages, d'honorables enculés inamovibles, estimez que vous n'êtes rien, que suis-je moi ? Rendez-vous compte ! Noir, auvergnat, esclave d'un boulot à la con, à trimer douze heures par jour, propriétaire d'une maison à vendre, j'existe, moi ? Non, même pas ! Je suis si insignifiant en ce bas monde que même Dieu, et plus encore Frédéric Lefebvre, ne me voient pas !
Les trois patrons, scandalisés, le regardent sévèrement. L'un deux se tourne vers les autres.
- Non mais, vous l'avez entendu ?!? Il se prend pour qui, celui-là ?!? "

Et c'est ainsi qu'Allah Keuleuleu est grand !
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