La recette de l'âne bâté melba :
Prenez un âne. Par les oreilles ou la queue. C'est une question de préférence plus qu'un choix délibéré de réminiscence enfantine où il était de bon ton de se faire tirer les oreilles par sa tante poilue, ou d'user d'un onanisme salutaire en pensant à sa cousine imberbe ! Pelez-le par le nez car il serait regrettable d'abîmer un beau nez d'âne où le cancre est là. Ainsi fait, coupez-lui la tête. S'il brait, c'est que j'ai très certainement oublié de vous dire de le tuer à grands coups de figues molles au début de la recette ! Je m'en excuse. En même temps, ça m'étonnerait fort qu'il hi-hanne longtemps comme ça ! Bref ! Ceci fait, coupez-lui les pattes à l'aide d'une tronçonneuse. S'il brait encore, c'est qu'il est un peu têtu ! Passez donc le tête au mixer, mettez en bac et congelez le tout ! Et hop, une glace au cassis pour l'été !
Mais revenons à l'équidé. Ou à ce qu'il en reste. Bon en gros, en ponçant les galbes récalcitrants; vous avez devant vous une sorte de gros oeuf en chair et en os. Muni d'un batteur électrique, broyez l'intérieur de l'âne afin d'obtenir une pâte onctueuse et sans grumeaux. Préparez des mouillettes, puis mangez tiède. C'est meilleur si l'âne rit. Ce qui est loin d'en être une ! Bon appétit !