L'almanachronique du 3 juin
Hello les blogos ! Comme t'y'es bonne faite la blogose !
C'est la fête des mères, certes, mais posons-nous une question pratique avant tout : comment faire une bonne mère, comme l'on dit chez les joviaux marseillais, grosses bouches du Rhône ? Pour faire une bonne mère, il faut avant tout du bon vin !
Sans celui-ci, la mère s'étiole, se rétracte, perd de sa saveur et de sa consistance !
Il faut également beaucoup de patience pour qu'une mère diffuse toute sa substantifique saveur acétique !...Quoi ? Hein ? Quoi la mère ? Ben oui la mère, pas la mère ! Ben c'est clair ! Ce n'est tout de même pas la mer à boire !? La mer ! Pas la mère ! Avez-vous déjà vu une mère à boire ? Non pas la mère, la mère !! Pourquoi vous buvez de la mère vous ? Mais non pas de l'amer, de la mère ! Pfff ! L'amertume n'a jamais été bonne conseillère ! Ni la mère d'ailleurs !
Bon reprenons, ça devient n'importe quoi !!
Je vous parlais de la mère, cette membrane gélatineuse formée à la surface d'un liquide alcoolique par les mycodermes de la fermentation acétique !! Pas de la mère, cette membrane gélatineuse déformée à l'alcool par des mycoses fermes et assez tiques ! Hein ?
Vous vous en foutez de la mère ?! Vous avez tort ! Quand on voit la gueule des tomates, leur saveur insipide et navrante; l'apport de vinaigre confère aux collations estivales, un semblant de déférence gastronomique qui manque tant à beaucoup de myopathes du bon goût ! Croyez moi !
Bon va pour la mère !
La fête des mères date de la plus haute antiquité ! Dès les grecs, on fêtait Rhéa, la mère de tous les dieux ! Puis les américains, peuple larmoyant et mièvre jusqu'à la lie, très souvent cucultholique jusqu'au trognon, célébrèrent les mères dès le 19° siècle, bien avant Pétain, pour éviter qu'elles se tirent vers des cieux plus cléments ! Aujourd'hui, la fête ayant décliné, les mères américaines se font désormais tirer la peau pour susciter encore chez leur fils chéri, un semblant d'amour platonique bien que la terminaison de ce mot soit quelque peu oedipien !
Et quant j'oedipien, je dis pien !
Puis, pour éviter que l'on ne retienne de son règne que la douce période où certains gourmets sucaient allègrement des pastille Vichy, Pétain remit en scène, bien avant ces temps bénis, cette bonne vieille fête des mères comme l'avait pressenti déjà à son époque, Napoléon ! Tous des pacifiques !
Donc, soit ! Bonne fête des mères aux mères de France ! Oh merde !
Quelle faute de goût !
Désolé maman !