L'almanachronique du 8 octobre
Hello les blogos ! Hou Houuu la blogose !
" Et que j'aime Ô saison que j'aime tes rumeurs
Les fruits tombant sans qu'on les cueille
Le vent et la forêt qui pleurent
Toutes leurs larmes en automne feuille à feuille..."
Automne malade et adoré...Apollinaire, Léo Ferré. A l'instar d'un Jean Louis Murat qui fourre ses pas dans les charentaises noires du vieux lion, j'honore les poètes en ce matin de brouillard opaque et pourtant révélateur !
Youpi ! Les brumes bruinent et réciproquement ! " Le fond de la vallée s'enfume d'un brouillard blanc, qui s'effile, se balance et s'étale." Tout est opalin. Les cornes des lièvriers se sont tues. Les chiens, poursuivis par leur quête, s'endorment au coin du feu et collent leur truffe à leur rondelle apaisée. Une mésange se blottit sous la feuille chancelante d'un cognassier qui s'étiole. L'homme compte ses chaussettes.
Aujourd'hui, l'automne s'ouvre à la blancheur silencieuse d'un mystère nappé. On distingue des formes, des squelettes laiteux. Les silhouettes noires et dentelées tremblent au vent léger sur un "horizon d'or". Les fantômes fascinent. Effrayants et attirants.
Tout est blanc. Apaisant. On en oublierait les souffrances et la mort.
" L'automne rural ", cher à Vialatte, est un automne nostalgique, du temps perdu et des choses fanées.
" L'automne urbain " dissimule sans mal les palissades humaines des tortionnaires de l'âme. On oublie, on cache, on tait et on s'endort.
Le brouillard n'est plus brouillard, il est pollution.
Dormons.
" Et que j'aime Ô saison que j'aime tes rumeurs
Les fruits tombant sans qu'on les cueille
Le vent et la forêt qui pleurent
Toutes leurs larmes en automne feuille à feuille..."
Automne malade et adoré...Apollinaire, Léo Ferré. A l'instar d'un Jean Louis Murat qui fourre ses pas dans les charentaises noires du vieux lion, j'honore les poètes en ce matin de brouillard opaque et pourtant révélateur !
Youpi ! Les brumes bruinent et réciproquement ! " Le fond de la vallée s'enfume d'un brouillard blanc, qui s'effile, se balance et s'étale." Tout est opalin. Les cornes des lièvriers se sont tues. Les chiens, poursuivis par leur quête, s'endorment au coin du feu et collent leur truffe à leur rondelle apaisée. Une mésange se blottit sous la feuille chancelante d'un cognassier qui s'étiole. L'homme compte ses chaussettes.
Aujourd'hui, l'automne s'ouvre à la blancheur silencieuse d'un mystère nappé. On distingue des formes, des squelettes laiteux. Les silhouettes noires et dentelées tremblent au vent léger sur un "horizon d'or". Les fantômes fascinent. Effrayants et attirants.
Tout est blanc. Apaisant. On en oublierait les souffrances et la mort.
" L'automne rural ", cher à Vialatte, est un automne nostalgique, du temps perdu et des choses fanées.
" L'automne urbain " dissimule sans mal les palissades humaines des tortionnaires de l'âme. On oublie, on cache, on tait et on s'endort.
Le brouillard n'est plus brouillard, il est pollution.
Dormons.
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