L'almanachronique du 6 décembre

Publié le par blancafort

Hello les blogos ! Âve llou file goude la blogose ?

Comme la voix d'un mort qui chanterait du fond de sa fosse, Maîtresse, entends monter vers ton retrait ma voix aigre et fausse : "Bonne fête Nicolas !"
"Argh" et autres "scrogneugneu", c'est la Saint Nicolas mes niques Olé ! Fêtons ensemble ce saint si sain mes seins si cintrés ! Gloire à toi Ô Saint Nicolas, patron de la Russie et des avocats.
Nicolas, ou Nikolaos, Niccolo, Nicolàs, Nicolau, Nikolaus, Nicklaus, Klaus, ou bien Nicholas, Nick, Nikolaï et bien entendu Miklos chez le fourbe hongrois, dans la mythologie enfantine des pays nordiques, est tout bonnement le Père Noël dit "the Red Father" pour certains cocaïnosés au cola. Mais écoutons, sans plus tarder, la vie sans vit vivant de ce saint du IV° siècle dont Henri Gougaud m'a narré le récit.
Nicolas, avant sa sanctification par le pape Clément VI qui fut enseveli dans une peau de cerf à sa mort, était un clerc instruit et vertueux. Point de touche-pipi, ni d'uropygienne ablution pour le tout jeune ecclésiastique qui préférait s'adonner aux lectures pieuses du "Grand Capital" selon Dieu. Un jour, alors qu'il pissait dans le sens contraire du vent pour tester la bienveillance du Saint Père, il apprit qu'un père de famille qui n'avait plus de quoi nourrir sa famille avait décidé, pour survivre et comme il était d'usage jadis ( Heureux temps !), de prostituer ses trois filles. Nicolas, au lieu de profiter comme tout un chacun des rondelettes lubriques, fut pris de pitié, et pour éviter ce malheur pourtant enrichissant, il résolut d'offrir à l'homme l'or qu'il fallait, ni plus ni moins, pour marier ses trois filles.
Mais, le bougre infatué, voulut surtout demeurer invisible. Il s'en fut donc jeter, une nuit, une bourse, elle remplie d'or, dans la pauvre maison et s'éloigna sans être vu. Il fit ainsi, trois ans durant, son étrenne pour les trois jolies qui, dotées convenablement, purent se trouver un époux qui ne les avait pas encore niquées !
Elles purent également soigner leur chtouille respective et admirer sans fin durant les longues soirées d'hiver ces êtres vénaux qu'étaient leurs cons de maris !
Ainsi était né le Pére noël et voilà comment depuis lors cet homme-là devint l'infatigable homme des bois voué à l'émerveillement de tous les enfants de la terre et des putes réunies.
Il n'est pas de plus beau destin !



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Publié dans Chroniques

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