L'almanachronique du 8 décembre
Hello les blogos ! Mais tu vas t'mettre à genoux la blogose !
Ah Ah je ris ! Si si je ris ! Et pourtant dans le fond il n'y a pas de quoi ! Mais je ris tout de même ! Pas forcément à gorge déployée mais d'une manière incoercible et contraint. Voyez plutôt. Vous avez sûrement entendu dans vos journaux respectifs cette information qui relatait l'attentat au colis piégé dans un cabinet d'avocats du VIII arrondissement de Paris, rue Malesherbes. J'achète ! Une information dramatique et malheureuse, puisqu'il y a eu un mort. Regrettable et tragique. Mais comme le disait Jules Renard :"Les malheurs des autres nous sont indifférents, à moins qu'ils nous fassent plaisir." Et je m'explique.
Cet attentat nous révèle en effet une ironie mordante de ce temps imparfait qui s'écoule de si belle façon. Le dit colis piégé qui se trouvait dans le courrier du jour a été ouvert malencontreusement par la secrétaire de l'avocat. Tâche ordinaire, habituelle pour une âme d'esclave, vile et basse, qui se contente de pouffer aux singulières blagues phallocrates de son avocat de patron . Et là, Paf ! Explosion ! La secrétaire meurt sur le coup. Et qu'apprend-t-on ? Eh bien figurez-vous que la secrétaire était âgée de 74 ans ! 74 ans ! Si l'on rapproche ce déplorable évènement à la litanie uniforme de notre Nicolas national qui veut que l'on travaille plus pour gagner plus, cette tragédie prend un tour pour le moins amer et impitoyable ! Travaillez plus, vous gagnerez le paradis !
Est-il nécessaire de commenter sur le bien-fondé d'une retraite méritée et qui devrait être somme toute obligatoire ? Bienheureuses les connes ! M'en veux-je d'ironiser de la sorte sur cette mort irrésistible ? Que nenni ! je souhaite ardemment que cet avocat se ronge la rate d'avoir ainsi exploité sans fin cette malheureuse acharnée et désormais décharnée.
Il est toujours bon de rêver.
Dès lundi, une annonce sera déposée dans un quotidien national : "Recherche secrétaire. Expérience souhaitée. Très bonne rémunération. Emploi à vie."
Et c'est ainsi que le monde va !
Amen !