L'almanachronique du 26 décembre

Publié le par blancafort

Hello les blogos ! Pfffff Burp Gloup la blogose !

Alors, pas trop d'embûches aux bûches mes biches ? Avez-vous bien franchi l'isthme et dégluti sans peine ? N'y-a-t-il rien de plus délectable, comme l'écrivait Mac Orlan, que de se laisser aller au bienfaisant engourdissement de la digestion ?! Sans compter qu'il est toujours plus doux de s'adonner passionnément à ces heureuses léthargies quand au-dehors l'impudence de la pauvreté s'arroge âprement la une des titres dans un mépris ostentatoire pour le cynisme ambiant et si chafouin ! -" Du haut de ces pyramides, quarante siècles d'arrogance vous contemplent ma chère Carla ! N'est-ce point là une ironie mordante aphonique bohé-qui-est-mienne ?! " 
"Il est temps de digérer" dis-je errant. Oui digérons en rond mes gironds hérons, héros des rots rauques ! Car la fête continue ! Une fête passée de mode qu'il convient de réhabiliter prestement. Sachez que le 26 décembre, au moyen âge, c'était la fête des diacres, de pauvres petits clercs, pas sombres pour un sou, qui avaient reçu le diaconat avant la prêtrise. Figurez-vous que ces drôles de porteurs d'étoles avaient, ce jour-là, tous les droits, et d'abord, comme l'écrit le déjà cité Gougaud, celui de mettre l'église cul par-dessus tête ! Etonnante coutume dont les diacres incriminés mais absous s'attachaient à célébrer les dérives induites. Ainsi, on pouvait voir, tous les 26 décembre, les futurs prêtres danser follement dans les cathédrales en se pelotant l'entrecuisse et picoler à s'en faire péter la panse jusqu'à plus d'heures ! Ils chantaient des paillardises en chaire, faisaient brûler des vieilles savates dans les encensoirs et n'oubliaient en aucune manière de se goinfrer sur l'autel de boudin et de saucisses ! L'histoire ne nous dit pas si de vénérables vierges subissaient les avanies de ces avenants avortons sous de divins aves plus lubriques qu'angéliques. Bref ! " Ils se défoulaient avec une frénésie d'autant plus enthousiaste qu'elle était bénie par leurs maîtres." Ah heureux temps ! Exquis exutoire !
Ce qu'il faut comme temps qui passe pour ne retenir que les tabous et les interdits de notre humble histoire et l'immense toute-faiblesse par quoi l'immuable mutisme est béni ! Amen !
Et dire que dans cinq jours, il sera interdit de fumer dans les bars ! 
Ca continue !

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Publié dans Chroniques

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