L'almanachronique du 11 février
Hello les blogos ! Glou glou la blogose !
- Donnez-moi des sous, demandait tout le temps Bernadette à ses parents quand le samedi pointait sa truffe joviale de doux plaisirs festifs et fellatoires.
Mais ses parents qui étaient très pingres ne lui donnaient rien. Ils se contentaient de lui donner un coup de pied au cul, et de rigoler comme des petits lourdauds alors qu'ils n'étaient que lourdais. Naturellement, Bernadette était affreusement déprimée.
" A quoi cela me sert-il d'être fille de commerçants honnêtes et cons, se disait-elle, si je n'ai même pas de quoi me payer une poule au pot podi ? "
Et dans le fond, elle n'avait pas tort.
Un jour, elle n'y tint plus.
" Puisque c'est comme ça, je vais me débrouiller toute seule ! "
Ce 11 février 1858, Bernadette, toute murée qu'elle était, fit le mur. Sa première heure de liberté fut employée à se promener dans cette belle ville de Lourdes, grise et terne comme un visage cancéreux au scanner.
" Mon Dieu qu'elle est belle ma ville grise et terne comme un visage cancéreux au scanner, se dit-elle sans l'ombre d'une imagination ! "
Après quoi, elle décida d'aller pêcher des moules dans le gave de Pau, afin de les revendre au père Frougnard, le sympathique poissonnier de la rue Mahomet, non loin de la place Mao, mais presque.
Inutile de dire que les moules avaient depuis longtemps émigré vers l'océan suite à la célèbre et dramatique pollution aux pesticides de juin 1854, orchestrée de main de maître par l'infecte paysan Bayrou qui en avait plus que marre de se taper des moules le dimanche, alors que ses poules dodelinaient de la croupe avec une impertinence sournoise.
De rage, elle s'enfuit dans la grotte de Massabielle, pleurer son désarroi et son manque de pognon.
" Bouuuuh je pleure mon désarroi et mon manque de pognon ! Mais que faire donc ? dit-elle dans un français approximatif et décidément peu imaginatif. "
C'est alors que François, le fils du gueux pollueur, qui s'en grillait une en cachette tout en se titillant le berlingot, fit son apparition en remuant ses oreilles d'une taille proprement indécente.
- Ah mon Dieu ! J'ignorais qu'il y avait encore des éléphants à Lourdes, s'écria Bernadette dans une attitude consternante proche d'une huître prostrée face au prochain crash boursier !
- Mais que tu es conne Bernadette ! C'est moi, François !
- C'est ça oui ! Et c'est quoi cette trompe ?
Ainsi depuis ce jour, à Lourdes, on fête la première apparition de l'éléphant puceau à Bernadette sans le sou.