L'almanachronique du 14 février

Publié le par blancafort

Hello les blogos ! Api beurk d'ail tout you la blogose !

Oyez Oyez ! C'est le grand jour ! Un an ! Un an que l'almanachronique existe ! Ah mes blogos, ô toi la blogose, que d'émotion en ce jour singulier ! Et comment célébrer dignement cette contre-culture subtile et réjouissante qui bouleverse de si belle manière ce monde impitoyable d'internet où bien que le savoir soit aléatoire, personne ne le garantit ? Comment ?
Pourquoi ne pas célébrer tout simplement la langue française ? Et ce, malgré l'incommensurable ampleur dans ces chroniques quotidiennes des fôtes de français qui souillent à jamais le dessein immuable de l'auteur modeste dont je m'honore de partager la couche et l'estime de soi-même.
Car ce jour, nous célébrons les Serments de Strasbourg ! En effet, le 14 février 842, les petits-fils de Charlemagne, Charles le Chauve et Louis le Germanique, scellent une alliance fraternelle contre leur frère Lothaire. Ce serment d'assitance mutuelle, appelé "Serments de Strasbourg", est le premier texte où est attestée l'existence de la langue romane, clairement séparée du latin, ancêtre du français. Oui mes blogos, ça vous en bouche un coin !
Ecrit en trois langues, la langue romane composite, en vieux haut allemand et en latin, les Serments de Starsbourg sont le texte fondateur de cette belle langue française qui fait que nous nous comprenons, vous les gueux, et moi l'auguste couturier en paroles. ( Nous n'oublierons certes pas la Séquence de Sainte-Eulalie, en 880, premier texte littéraire en français.) 
Je ne résiste pas à vous livrer, pour cet anniversaire ainsi fêté, quelques lignes de cet admirable texte précieux:
" Pro deo amur et pro christian poblo et nostro commun salvament, d'ist di in avant, in quant deus savir et podir me dunat, si salvarei eo cist meon fradre Karlo et in aindha et in cadhuma cosa, si cum om per dreit son frada salvar dist, in o quid il m'altresi fazet ..."
Observons une minute de silence.
Merci.
Et repartons ensemble gaiement et la queue frivole d'une plume alerte qui s'émoustille la caudale, pour de nouvelles aventures almanachroniquiennes et illustratives !
Merci pour votre écoute et votre attention.

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Publié dans Chroniques

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