L'almanachronique du 27 mars

Publié le par blancafort

Hello les blogos ! Zoing Zoing la blogose !

Nous sommes le 27 mars 1351 après Jésus-Christ. Toute la Bretagne est occupée par les Anglais... Toute ? Non ! Un village peuplé d'irréductibles Bretons résiste encore et toujours à l'envahisseur. Et la vie n'est pas facile pour les garnisons de perfides anglais des camps retranchés d'Obladi O' Blada, Yellosubmarine, Laititbi et Lovemidou...
La guerre de Succession de Bretagne ensanglante le pays depuis la mort du duc Jean III le Bon, le 30 avril 1341, sans enfant et sans héritier désigné.
Les Bretons, qui n'ont pas encore inventé les crêpes, se font singulièrement chier à boire du thé en compagnie des Anglais, assez fourbes et, vu les circonstances et la laideur atavique de leur donzelle, très certainement invertis.
Ce 27 mars 1351, n'en pouvant plus, Jean de Beaumanoir, capitaine du château de Josselin, provoque en combat singulier les Anglais du fielleux Richard de Bremborough, établi non loin de là, à Ploërmel, une bourgade sans charme proche de la forêt Paimpont-sur-le-Chihuahua.
A un combat singulier, le lâche anglais capitaine préfère un combat par équipe : "God soit juge entre nous ! Que chacun de nous choisisse trente champions pour soutenir sa cause ! On verra de quel côté est le droit my almost Queen !"
"Mais quel con !" répond Jean de Beaumanoir ! "Qu'à cela n'tienne fallacieux Richard ! Retrouvons-nous sur la lande, au lieu-dit le "Chêne de Mi-Voie" ! Et on verra de quel bois on s'chauffe méchant ! Hou le méchant ! "
Or donc, les deux camps désignent chacun trente champions, et au petit matin du 27 mars, commence l'épisode le plus mémorable de cette guerre de succession.
C'est un carnage sans règle et sans merci ! Les combattants, chevaliers matois, écuyers retors, mercenaires merciers, à pied, à cheval, sans toiture, luttent froidement avec des armes les plus disparates. Rien à voir avec les joutes codifiées de l'époque. Des couteaux ramassés à même la plage, des boules de guano, de vieilles moules séchées et des algues aiguisées font office d'armes, et les lutteurs s'en donnent à coeur joie ! C'est un carnage vous dis-je !
Au plus fort des combats, Beaumanoir, lui-même blessé, réclame à boire. " A boire ! A boire ! " (C'est ce que je disais !) Geoffroy du Bois, qui passait par là en compagnie d'une couille anglaise posée sur son oreille, lui lance selon la chronique de Jean Froissart : " Bois ton sang Beaumanoir ! Et ta soif passera ! " " Hum ! Mais c'est bien meilleur que ce chuchen de malheur ! " ( Ya pas d'mal !) répond Jean qui retrouve sa combativité légendaire.
Le soir venu, Beaumanoir et son camp remportent une victoire avec six morts contre neuf chez les tapettes. Ouf !
Victoire relative, mais victoire tout de même !
Non mais !


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Publié dans Chroniques

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