L'almanachronique du 2 juin

Publié le par blancafort

Hello les blogos ! Argh'lagla la blogose !

Ô juniores, Ô jeunesse infinie ! Juin ! Le beau mois que celui-ci ! Enfin beau...
Alors Hercule triomphant, ça déconne sec ! Tout est humide mon bon travailleur ! On se croirait dans les écuries d'Augias ! Que d'Alphée et de Pénée se prend-t-on dans la gueule ! Merde ! Nous n'sommes pas des boeufs ! Enfin pas tous !
"Fenaison, verdure triomphante, moisson prochaine" ! Blablabla ! Tu parles d'un programme ! A ce rythme là, on va finir par ressembler à une région de l'Amazonie à part entière. La verdure est certes triomphante, mais les fruits pourrissent et les racines dégustent !
Compris Hercule ?! Faut qu'ça cesse mon cher grec'Ô Dieu pourtant peu violent !
Bon, c'est pas l'tout, mais va falloir penser à sécher tout ça !
Les temps sont durs et ont probablement une fin. Faut s'atteler à la tâche. Vite.
Comment donc assécher une nature trop humide ?
C'est simple.
Tout est simple.
Trop parfois.
En dehors de la solution Sopalin qui prendrait un temps considérable, ou du sèche-cheveux, par la réelle complexité du bon déroulement d'une trop longue rallonge; pour assécher une nature détrempée, il convient de prendre des mesures radicales et, malencontreusement, contraignantes pour la plupart d'entre nous.
Tout d'abord, confessons-le, il faut couper drastiquement dans les finances allouées trop aisément en cette campagne perdue, qui ne livre que peu de richesses, sinon à manger, qui ne doute de rien, de sa magnificence prétendue, et qui macule le béotien sans bottes et sans reproche.
Ensuite, il convient d'éradiquer avec ostentation ces empêcheurs de tourner en rond que sont ces gueux-paysans, qui boulemichent les chemins et ravinent les rus rudes, qui barbelisent les prés verts, qui sèment à tout vent d'improbables mycoses génétiquement merdifiées, qui vont même jusqu'à donner le sein à des bovines inflexibles qui pètent allègrement sans se soucier, non seulement du qu'en-flaira-t-on, et encore moins de la couche d'automne ! Hop, au gnouf !
Couper, pourquoi pas, les robinets institutionnels qui abreuvent trop commodément ces fainéants, ces vauriens d'inutiles provinciaux qui se gargarisent d'innommables chapelles d'un siècle indu, et qui vous font voir du pays natal jusqu'à loucher ! Ces imbéciles heureux qui sont nés quelque part ! J'ten foutrai moi ! Plus d'essence, plus de gaz, plus de poste, plus de conseil-machin-régional-à-la-mords-moi-l'noeud, plus de DDE et ses tire-au-flanc qui flagornent souverainement la flemmardise naturelle des gens de peu !
Allez hop, au gnouf !
Et voilà !
Voilà de quoi assécher radicalement cette nature, aujourd'hui humide ! Non mais !
Des solutions, vous en voulez ? En voilà ! Et des bien bonnes !
Tiens ! Pourquoi pas, pour assécher encore plus, et pomper cette humidité galopante, pourquoi pas installer d'incroyables poubelles un peu partout ? De bien beaux "sopalins" ! De si belles éponges !
Voilà la solution !
Tout est simple !
Je vous le disais !
Trop ?
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Publié dans Chroniques

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