L'almanachronique du 1er octobre
Hello les blogos ! Crac Crac la blogose ? Hue !
Bon faut qu'j'arrête moi ! yen a marre ! Je le sens bien que je vous gonfle singulièrement avec cette crise ! Si si ! Je le vois, je le sens vous dis-je ! Sans compter qu'on en bouffe assez comme ça dans tous les journaux, tous les jours et dans tous les sens. Tenez par exemple ce matin, Jacques Attali, l'inaliénable donneur de leçons en cachemire, l'insondable moraliste faraud, grand bouffeur de râteliers, Jacques Attali donc, déclarait ce matin sur une radio nationale ( Attention tenez-vous bien !! ) : " Je rêve d'un capitalisme au service des plus pauvres." Franchement aussi, quand on entend tous les jours des conneries de ce calibre, devrais-je dire de ce tonnage, on est en droit de s'émoustiller la caudale et de péter une durite ! Du genre discuter promptement à grands coups de pieds au cul ! Leur faire ravaler leur chique à ces pédants qui nous asphyxient les neurones ! Mais bon, faut que je me calme ! Et avant de définitivement briser un câble, il est temps que je me mette au vert. Et vous avec.
Ploum Ploum.
Normalement, si tout se passe bien, si vous n'êtes pas enclin à vivre dans des pays à la con où jamais il ne pleut, où toujours il fait beau, normalement disais-je, aujourd'hui, en ce moment même, le temps est pourri. Un beau temps d'automne, bien gris sur les bords, nébuleux par le milieu, orageux pour les plus chanceux, et sombrement couvert jusque dans les plus fins interstices des feuillées fébriles d'arboretums sauvages et fous. Un gros temps, un fond de l'air moisi, une condition atmosphérique faisandée. Bref, l'automne dans toute sa splendeur. Viennent alors, ces petites phrases anodines, ces réflexions arachnéennes qui fleurissent dès l'automne venu alors que tout mue, ces trois-fois-rien de pas-grand-chose qu'on se dit par-dessus la jambe pour savourer ensemble l'étonnante frivolité du temps qui fait et qui va faire assurément : " Oh mais il ne va pas tarder à pleuvoir moi je vous l'dis ", " Brrrr mais c'est qu'il fait frisquet ce matin non ?! ", " M'étonnerait pas qu'on s'en prenne plein la gueule aujourd'hui ! ", " Tu ne devrais pas mettre un pull toi ?! ", " Boudiù ! et dirrre que j'ai arrrrosé mon jarrrdin c'matin ! Hébé merrrrde ! " Aaaah ! C'est-il pas joli tout ça ? Toutes ces formules immuables, ces sentences irrésistibles ? Hmm ? " Tu ne devrais pas mettre un pull toi ?! " Ben si ! Et comment donc ! Cela va de soi ! Evidemment qu'on va l'mettre ce pull ! On ne l'a pas tant choyé tout l'été en son lit de naphtaline pour ne pas l'enfiler enfin, dans un doux froufroutement lascif, quand il est temps et que les premiers rhumes veillent. Les bougres et bigres ! Aaaah le premier pull ! Le premier pull enfilé ! Qu'il est doux et soyeux, bien que laineux ! Et qu'il nous rappelle tant d'aimables souvenirs d'enfance. Un beau cocon de caresses fruitées. Une couche câline. Une bouffée de chaleur ardente. AAAaaaah ! Mais ! ... ! Mais bon dieu ! Mais bon dieu de bon dieu de bon dieu, et sans majuscules ! Mais oui ! Nous sommes en octobre !
Ploum Ploum !
Octobre ! OCTOBRE !!! Vive octobre ! Et vous savez quoi ? Je rêve d'un octobre au service des plus pauvres.
C'est con non ?
Bon faut qu'j'arrête moi ! yen a marre ! Je le sens bien que je vous gonfle singulièrement avec cette crise ! Si si ! Je le vois, je le sens vous dis-je ! Sans compter qu'on en bouffe assez comme ça dans tous les journaux, tous les jours et dans tous les sens. Tenez par exemple ce matin, Jacques Attali, l'inaliénable donneur de leçons en cachemire, l'insondable moraliste faraud, grand bouffeur de râteliers, Jacques Attali donc, déclarait ce matin sur une radio nationale ( Attention tenez-vous bien !! ) : " Je rêve d'un capitalisme au service des plus pauvres." Franchement aussi, quand on entend tous les jours des conneries de ce calibre, devrais-je dire de ce tonnage, on est en droit de s'émoustiller la caudale et de péter une durite ! Du genre discuter promptement à grands coups de pieds au cul ! Leur faire ravaler leur chique à ces pédants qui nous asphyxient les neurones ! Mais bon, faut que je me calme ! Et avant de définitivement briser un câble, il est temps que je me mette au vert. Et vous avec.
Ploum Ploum.
Normalement, si tout se passe bien, si vous n'êtes pas enclin à vivre dans des pays à la con où jamais il ne pleut, où toujours il fait beau, normalement disais-je, aujourd'hui, en ce moment même, le temps est pourri. Un beau temps d'automne, bien gris sur les bords, nébuleux par le milieu, orageux pour les plus chanceux, et sombrement couvert jusque dans les plus fins interstices des feuillées fébriles d'arboretums sauvages et fous. Un gros temps, un fond de l'air moisi, une condition atmosphérique faisandée. Bref, l'automne dans toute sa splendeur. Viennent alors, ces petites phrases anodines, ces réflexions arachnéennes qui fleurissent dès l'automne venu alors que tout mue, ces trois-fois-rien de pas-grand-chose qu'on se dit par-dessus la jambe pour savourer ensemble l'étonnante frivolité du temps qui fait et qui va faire assurément : " Oh mais il ne va pas tarder à pleuvoir moi je vous l'dis ", " Brrrr mais c'est qu'il fait frisquet ce matin non ?! ", " M'étonnerait pas qu'on s'en prenne plein la gueule aujourd'hui ! ", " Tu ne devrais pas mettre un pull toi ?! ", " Boudiù ! et dirrre que j'ai arrrrosé mon jarrrdin c'matin ! Hébé merrrrde ! " Aaaah ! C'est-il pas joli tout ça ? Toutes ces formules immuables, ces sentences irrésistibles ? Hmm ? " Tu ne devrais pas mettre un pull toi ?! " Ben si ! Et comment donc ! Cela va de soi ! Evidemment qu'on va l'mettre ce pull ! On ne l'a pas tant choyé tout l'été en son lit de naphtaline pour ne pas l'enfiler enfin, dans un doux froufroutement lascif, quand il est temps et que les premiers rhumes veillent. Les bougres et bigres ! Aaaah le premier pull ! Le premier pull enfilé ! Qu'il est doux et soyeux, bien que laineux ! Et qu'il nous rappelle tant d'aimables souvenirs d'enfance. Un beau cocon de caresses fruitées. Une couche câline. Une bouffée de chaleur ardente. AAAaaaah ! Mais ! ... ! Mais bon dieu ! Mais bon dieu de bon dieu de bon dieu, et sans majuscules ! Mais oui ! Nous sommes en octobre !
Ploum Ploum !
Octobre ! OCTOBRE !!! Vive octobre ! Et vous savez quoi ? Je rêve d'un octobre au service des plus pauvres.
C'est con non ?
Publicité