L'almanachronique du 9 octobre

Publié le par blancafort

Hello les blogos ! Meat culpa la blogose !

Ignominie ! Honte sur moi !  Déshonneur et infamie ! Comment ai-je pu, lors de ma dernière chronique, confondre Daniel Cohen avec Elie Cohen ? Quelle bévue ! Quel irrésistible quiproquo ! Alors que je pensais Elie, Daniel s'est substitué au premier. Comme l'on dit chez les amateurs de partouze : " Quel analgame ! ". Mais on ne peut confondre les deux. Daniel Cohen est un éminent économiste, décoré de l'illustre Prix Léon-Faucher de l'Académie des sciences morales et politiques, le second, Elie Cohen, est quant à lui un brillant économiste, décoré du fameux Prix sciences humaines de l'Académie morales et politiques. Une différence notable ! Sans compter que le premier est tout proche de Ségolène, alors que le second est proche de son coiffeur. Mea culpa donc.
Ploum Ploum.
En ce moment, mais peut-être l'aviez-vous puissamment remarqué, je suis passionné par la crise actuelle. Elle est monstrueusement palpitante, captivante et, objectivement, pertinente. On en bouffe à tous les râteliers et à toutes les sauces ! Tout le monde s'y met. Chacun y va de son commentaire, de ses observations congrues et autres exégèses dogmatiques. Jean-Marc Sylvestre et Daniel Mermet se frisent les moustaches ! C'est beau ! C'est grand ! C'est merveilleux ! Comme le disait Montand à une époque : " Vive la crise ! "
On en oublierait presque l'automne et ses froidures, ses semailles et ses vendanges. Les coings mûrissent, les gâteaux des tournesols se maturent la rondelle, la colombe roucoule et roucoucoule encore, les gueux sèment et Larousse pète à tout vent. Et tout ça dans l'indifférence la plus totale ! Alors que les bourses s'effondrent, le cerf, en rut, brame à Poutre ! Tout le monde s'en fout ! La perdrix cacabe et serre les miches face aux petits hommes verts. Tout le monde s'en fout ! Le frelon fait rien qu'à faire chier à boulotter les dernières figues et à nous foutre les jetons. Tout le monde s'en fout ! Le rouge-gorge claque des dents. Tout le monde s'en fout ! Ya plus d'champignons ! Tout le monde s'en fout ! La crise, la crise, la crise ! Et en même temps que je dis ça, je m'aperçois avec effroi que je participe moi-même à cette dérive des préoccupations superfétatoires. Ahchouma sur moi ! Honte ! Mais comment résister ? Comment résister à cette déferlante ? Comment ne pas se captiver pour cette métamorphose internationale du capitalisme rance et désormais ostensible ? Ardu ! Duraille ! Pour ne pas dire chiadé ! Car cette crise n'est pas seulement un tourment qui exciterait quelques trous du cul infatués, elle est, semble-t-il et enfin, la face visible de la dérive ambiante qui nous darde le derche depuis trop longtemps. Celle qui fait, comme je l'entends ce matin sur France Inter, que les petits rades de campagne suffoquent et périssent dans l'apathie générale. Celle qui nous détourne du temps d'inactivité nécessaire, qui nous éloigne de l'immobilité, de la quiétude, du silence.
Et le cerf de bramer. Tout le monde s'en fout !
Ce qui ne l'empêche pas de prendre son pied...de biche.
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Publié dans Chroniques

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