L'almanchronique du 5 novembre en direct de New York !
Hello les blogos ! Waouuuuuuh my blogose !
Ben mes aïeux ! Y savent y faire ces américains ! Il est 01H08, ce matin, sur la 125° rue, encore appelée Martin Luther King Jr Boulevard. Je me trouve non loin de l'Apollo, dans le quartier West de Harlem, au pied de ce théâtre mythique où Billie Holyday, le Duke et James Brown ont eu leur heure de gloire. Une foule impressionnate, effrénée, exultante de toute part, s'est réunie sur le boulevard pour fêter Obama. Ca y est ! Il est élu 44ième président des Etats Unis. Quel choc ! C'est la folie ! Et que d'émotion !
Hier soir, j'ai traversé New York, au fil des résultats et des joies soudainement exaltées. J'ai commencé par le quartier de Broadway, à Time Square. Un quartier renommé, et paradoxalement sans grand intérêt ( Trop à l'image de ce que l'on se fait de New York !), illuminé à outrance, avec une foule bigarrée d'américains et de touristes en liesse. Le visage d'Obama scintille sur tous les écrans de Broadway qui fêtent ainsi l'avènement du tout-est-possible ! Un visage d'Obama, plutôt grave et solennel, entre deux pubs de Coca Cola et de Budweiser. Puis, je me dirige vers Brooklyn. Des centaines et des centaines de cartons jonchent les rues et les trottoirs. On y voit du "Change" et du "Yes we can", en lettres bleues, quelques "Mc is back", déjà défraîchis. Je m'arrête boire une bière au Williamsburgbar, un bar en vogue, où des intellectuels, des artistes et d'anciens écrivains font un ramdam à tout casser. Je suis accueilli par un "Hourra" communicatif et enjoué ! Je suis leur français, comme ils disent, avec un accent inimitable et émouvant. Très vite, je passe de la bière au whisky. Il me faut du lourd, du dense, du costaud, ne serait-ce que pour comprendre ce qu'on me dit. Accent américain oblige ! Déjà ivre, fortement beurré aux encoignures ( je m'étonne de boire autant de bourbon sans fléchir !), je suis pris subitement par un tourbillon frénétique de sexy-girls-black qui vient de rentrer en trombe dans le bar. Une prénommée Alima, plutôt avenante et ravissante, me prend par le bras et m'entraîne au dehors : -" Come with us ! We take you in Harlem ! Come on guy ! " Harlem ! Comment n'y avais-je pas pensé avant ? Evidemment ! Le quartier noir par excellence ! Et voilà ! C'est donc du boulevard Martin Luther King Jr que je vous parle en ce moment. Il est 02H23. Avec Alima, en compagnie de Dean, un vieux badboy édenté ( voir photo), on a éclusé des litrons et des litrons de boissons inconnues et colorées en une multitude de bars qui explosent tous, les uns à la suite des autres. Au Angel Of Harlem Bar, en mémoire à Billie, dans une rue perpendiculaire à la 125° rue, un vieux blues-man entonne un gospel fièvreux, accompagné d'une guitare mitée. Le fameux Harlem Blues de la Mamie Smith, toute aussi notoire. Alima, très émue, verse une larme, que Dean, dans un geste merveilleux d'habileté gracieuse, arrache à la joue de la belle pour la plonger dans son verre de whisky ! - " Let us be merry my friends ! " Et nous voilà repartis, pour une nuit folle et enivrée, les sexy-girls-black, Alima, Dean et moi. Quelle nuit ! Mais quelle nuit ! Que d'émotion ! ( Dois-je l'avouer, mais je ne suis pas sûr de vouloir relire cette chronique, tellement l'émotion est grande. Si elle est imparfaite, tant pis. C'est du brut ! )
En quittant Alima, pour un instant d'intimité avec Dean, celle-ci plonge ses yeux hagards et pourtant pétillants dans les miens. D'un sourire ravageur, elle me dit : " Don't you want to be free ? " Je suis à terre. Le "petit français" chancèle. Trop d'émotions !
A suivre...
Ben mes aïeux ! Y savent y faire ces américains ! Il est 01H08, ce matin, sur la 125° rue, encore appelée Martin Luther King Jr Boulevard. Je me trouve non loin de l'Apollo, dans le quartier West de Harlem, au pied de ce théâtre mythique où Billie Holyday, le Duke et James Brown ont eu leur heure de gloire. Une foule impressionnate, effrénée, exultante de toute part, s'est réunie sur le boulevard pour fêter Obama. Ca y est ! Il est élu 44ième président des Etats Unis. Quel choc ! C'est la folie ! Et que d'émotion !
Hier soir, j'ai traversé New York, au fil des résultats et des joies soudainement exaltées. J'ai commencé par le quartier de Broadway, à Time Square. Un quartier renommé, et paradoxalement sans grand intérêt ( Trop à l'image de ce que l'on se fait de New York !), illuminé à outrance, avec une foule bigarrée d'américains et de touristes en liesse. Le visage d'Obama scintille sur tous les écrans de Broadway qui fêtent ainsi l'avènement du tout-est-possible ! Un visage d'Obama, plutôt grave et solennel, entre deux pubs de Coca Cola et de Budweiser. Puis, je me dirige vers Brooklyn. Des centaines et des centaines de cartons jonchent les rues et les trottoirs. On y voit du "Change" et du "Yes we can", en lettres bleues, quelques "Mc is back", déjà défraîchis. Je m'arrête boire une bière au Williamsburgbar, un bar en vogue, où des intellectuels, des artistes et d'anciens écrivains font un ramdam à tout casser. Je suis accueilli par un "Hourra" communicatif et enjoué ! Je suis leur français, comme ils disent, avec un accent inimitable et émouvant. Très vite, je passe de la bière au whisky. Il me faut du lourd, du dense, du costaud, ne serait-ce que pour comprendre ce qu'on me dit. Accent américain oblige ! Déjà ivre, fortement beurré aux encoignures ( je m'étonne de boire autant de bourbon sans fléchir !), je suis pris subitement par un tourbillon frénétique de sexy-girls-black qui vient de rentrer en trombe dans le bar. Une prénommée Alima, plutôt avenante et ravissante, me prend par le bras et m'entraîne au dehors : -" Come with us ! We take you in Harlem ! Come on guy ! " Harlem ! Comment n'y avais-je pas pensé avant ? Evidemment ! Le quartier noir par excellence ! Et voilà ! C'est donc du boulevard Martin Luther King Jr que je vous parle en ce moment. Il est 02H23. Avec Alima, en compagnie de Dean, un vieux badboy édenté ( voir photo), on a éclusé des litrons et des litrons de boissons inconnues et colorées en une multitude de bars qui explosent tous, les uns à la suite des autres. Au Angel Of Harlem Bar, en mémoire à Billie, dans une rue perpendiculaire à la 125° rue, un vieux blues-man entonne un gospel fièvreux, accompagné d'une guitare mitée. Le fameux Harlem Blues de la Mamie Smith, toute aussi notoire. Alima, très émue, verse une larme, que Dean, dans un geste merveilleux d'habileté gracieuse, arrache à la joue de la belle pour la plonger dans son verre de whisky ! - " Let us be merry my friends ! " Et nous voilà repartis, pour une nuit folle et enivrée, les sexy-girls-black, Alima, Dean et moi. Quelle nuit ! Mais quelle nuit ! Que d'émotion ! ( Dois-je l'avouer, mais je ne suis pas sûr de vouloir relire cette chronique, tellement l'émotion est grande. Si elle est imparfaite, tant pis. C'est du brut ! )
En quittant Alima, pour un instant d'intimité avec Dean, celle-ci plonge ses yeux hagards et pourtant pétillants dans les miens. D'un sourire ravageur, elle me dit : " Don't you want to be free ? " Je suis à terre. Le "petit français" chancèle. Trop d'émotions !
A suivre...
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