L'almanachronique du 15 novembre
Hello les blogos ! Avec le temps la blogose, va, tout sent va !
Le monde tourne et se retourne
La nuit qui vient, le jour qui va
Le vent qui passe et se prélasse
Dans les déserts des habitudes
Et le bonheur qui s'émascule
Au gré des présents numéraires
La vie fera ce qu'elle pourra
Pour passer l'temps après sa mort
C'est comme ça...
Le fond de l'air spéculatif
Façonne les mortes saisons
Le travailleur s'en va trimer
Pour un crédit homologué
Et l'homme fuit l'ombre inutile
Des paradis inaccessibles
Une feuille tombe, un arbre meurt
Et les nuages qui passeront
C'est comme ça...
L'amour n'est plus cet étranger
On peut l'acheter au coin d'la rue
Tu peux voter, c'est conseillé
Ainsi soit-il et en silence
Et les enfants jouent à la mort
Pour des gonzesses configurées
Dame Nature, sans préambule,
Fait le tapin contaminé
C'est comme ça...
La vie se règle aux interdits
La censure est si lucrative
Les illusions se sont perdues
Dans les dédales incoercibles
Et l'intérêt se fait rentier
Pour profiter du temps qui lasse
Les funambules, tête baissée,
Passent leur temps sur le plancher
C'est comme ça...
Je te regarde, tu dors encore
Les yeux fermés au p'tit bonheur
Ô parfum rare du sommeil
Dans la chaleur des solitudes
Et je caresse ton petit cul
Qui pot-au-feu sous l'édredon
La vie fera ce qu'elle pourra
Pour passer l'temps après ma mort
C'est comme ça...
C'est comme ça...