L'almanachronique du 20 novembre
Hello les blogos ! Voire, un petit coup la blogose ?
Mazette ! Tous les ans, c'est kif kif bourricot ! Les coups de griffe et de patte pleuvent comme vache qui pisse ! La diatribe se fait mordante et grinçante ! Les critiques dévissent une grammaire enragée ! Le pugilat est incisif ! Et oui, le Beaujolais nouveau est arrivé ! Et avec lui, son lot florissant de blâmes et de réprobation gustative ! Mais qu'ont-ils donc ces gueux poètes renfrognés pour à ce point abhorrer ce modeste jaja ? Quelle singulière mouche chieuse vient-elle les piquer pour qu'ils déversent ainsi tant d'animadversions acerbes envers cet espiègle piccolo ? Mais enfin les vioques, vous les anciens chantres qui aimablement taquiniez les muses callypigiennes, vous devriez savoir que cet emballement pour le vin nouveau ne date pas des années cinquante, ni de cette année vineuse de 1975 où le Beaujol' a conquis Paris, mais bien de ces années irrévérencieuses de l'antique Rome ! Le vin nouveau est chose ancienne. Pour ainsi dire, et comme j'aime à le dire en citant Vialatte, le vin nouveau date de la plus haute antiquité.
Il n'est pas de ces vins "méritants", que l'on boit la tête haute, de ces vins qu'on vieillit en cave. Non. Et puis on se fout de la cave, l'important est de boire ! Il n'est pas non plus un vin de confiance, que l'on goulotte généreusement pour s'encanailler. Non. Un vin pour sommelier, un vin pour oenologue intransigeant. Une fois de plus, non ! D'autant plus que ces mots, sommelier et oenologue, sont rances et suffisants, qui n'expriment que snobisme et affèterie ! Le vin nouveau, Beaujolais en prime, est un vin fripon, tel que l'exprimait Pivot, un pousse-au-crime pacifiquement facétieux, un petit jus festif. Rien d'autre ! Selon les années, il peut être joyeux, follement fruité, amoureux, inattendu et bouffon. Selon d'autres années, et selon les récoltants, il peut également être funeste, revêche, infect, maudit, répugnant, en un mot : dégueu ! Certes ! Mais ce vin est matois et roué, qui parfois nous étonne, nous enivre ! La vérité, et toujours selon Pivot, est qu'il est difficile de l'apprécier si l'on a perdu le goût de la fête et le chemin du comptoir. Chapeau Pivot ! Mais écoutons ce qu'en disait René Fallet, dans son Beaujolais nouveau est arrivé, en 1975 :
" Le Beaujolais nouveau est arrivé. Coquinet de la cuisse, un poil canaille, sans soutien-gorge, il était arrivé dans les arrière-gorges, un rien pute, léger et court vêtu, un brin muguet, un brin fille, un doigt de Dieu, un doigt de cour. Il coulait source dans les hommes, il ne repartirait qu'en leur laissant au coeur le plus clair de la vie, la vertu d'un sourire. "
Le Beaujolais nouveau ? Un truc sympa et poétique ! Point !
Et tant qu'on parle de pinard, on ne parle pas d'économie !
C'est déjà ça !
Mazette ! Tous les ans, c'est kif kif bourricot ! Les coups de griffe et de patte pleuvent comme vache qui pisse ! La diatribe se fait mordante et grinçante ! Les critiques dévissent une grammaire enragée ! Le pugilat est incisif ! Et oui, le Beaujolais nouveau est arrivé ! Et avec lui, son lot florissant de blâmes et de réprobation gustative ! Mais qu'ont-ils donc ces gueux poètes renfrognés pour à ce point abhorrer ce modeste jaja ? Quelle singulière mouche chieuse vient-elle les piquer pour qu'ils déversent ainsi tant d'animadversions acerbes envers cet espiègle piccolo ? Mais enfin les vioques, vous les anciens chantres qui aimablement taquiniez les muses callypigiennes, vous devriez savoir que cet emballement pour le vin nouveau ne date pas des années cinquante, ni de cette année vineuse de 1975 où le Beaujol' a conquis Paris, mais bien de ces années irrévérencieuses de l'antique Rome ! Le vin nouveau est chose ancienne. Pour ainsi dire, et comme j'aime à le dire en citant Vialatte, le vin nouveau date de la plus haute antiquité.
Il n'est pas de ces vins "méritants", que l'on boit la tête haute, de ces vins qu'on vieillit en cave. Non. Et puis on se fout de la cave, l'important est de boire ! Il n'est pas non plus un vin de confiance, que l'on goulotte généreusement pour s'encanailler. Non. Un vin pour sommelier, un vin pour oenologue intransigeant. Une fois de plus, non ! D'autant plus que ces mots, sommelier et oenologue, sont rances et suffisants, qui n'expriment que snobisme et affèterie ! Le vin nouveau, Beaujolais en prime, est un vin fripon, tel que l'exprimait Pivot, un pousse-au-crime pacifiquement facétieux, un petit jus festif. Rien d'autre ! Selon les années, il peut être joyeux, follement fruité, amoureux, inattendu et bouffon. Selon d'autres années, et selon les récoltants, il peut également être funeste, revêche, infect, maudit, répugnant, en un mot : dégueu ! Certes ! Mais ce vin est matois et roué, qui parfois nous étonne, nous enivre ! La vérité, et toujours selon Pivot, est qu'il est difficile de l'apprécier si l'on a perdu le goût de la fête et le chemin du comptoir. Chapeau Pivot ! Mais écoutons ce qu'en disait René Fallet, dans son Beaujolais nouveau est arrivé, en 1975 :
" Le Beaujolais nouveau est arrivé. Coquinet de la cuisse, un poil canaille, sans soutien-gorge, il était arrivé dans les arrière-gorges, un rien pute, léger et court vêtu, un brin muguet, un brin fille, un doigt de Dieu, un doigt de cour. Il coulait source dans les hommes, il ne repartirait qu'en leur laissant au coeur le plus clair de la vie, la vertu d'un sourire. "
Le Beaujolais nouveau ? Un truc sympa et poétique ! Point !
Et tant qu'on parle de pinard, on ne parle pas d'économie !
C'est déjà ça !
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