L'almanachronique du 2 janvier 2009

Publié le par blancafort

Hello les blogos ! Ha pie niou yèrre la blogose !

Bon ! C'est pas l'tout, mais comme on dit : " Quand il faut y aller, faut y aller !"
Alors allons-y !
Ploum PLoum !

" Blogos, blogose; mesdames, mesdemoiselles, épouses, amies, concubines, grisettes, coquines, chattes, et accessoirement messieurs; amis épicuriens joyeux, hédonistes, grands buveurs de plénitude, gloutons célestes, amants patients, gynécologues attendus, potences astiquées, bourses déliées, petits rois de pacotille, futurs morts, présents vivants.

Cette chronique n'abordant plus que les sujets les plus élevés, j'ai déjà chanté le vin, le foie gras gras, la souris qui grignote, la France profonde et ses trottoirs démesurés, la culture de Vialatte dont je pompe allègrement la substantifique antiquité syntaxique, l'homme qui caresse son chien, la femme qui aboie, d'une façon générale; la femme de mes amis, les femmes de mon amie, les femmes imaginaires; ma voisine ombrageuse, le paysan ignoré, les drogues angéliques, et le chêne dru; je voudrais aujourd'hui chanter l'espoir. Mais autant d'audace m'effraie. Chanter l'espoir ? Il y faudrait Malraux. Je me contenterai donc de chanter le désir.
Un désir qui, au-delà de sa profonde antiquité, sera très étroitement lié à la traditionnelle séance des voeux, pour une nouvelle nouvelle année, dont on souhaite qu'elle soit enfin différente, sinon inédite.
Chanter le désir. Le désir toujours égal d'une curiosité inaltérable, indéfectible et constante. Le désir d'une ouverture d'esprit invariable, sans aucun a priori. Le désir de l'intelligence, le désir de la révolte, le désir des papillons du soir qui virevoltent au-dessus des tables chamarrées où de bons gueux se râclent la gorge en se tapant fort sur le bidon. Chanter le désir d'autrui. Le désir de la nouveauté, de la fraîcheur des candides, le désir de la provocation. Chanter le désir. Chanter le rêve, le goût et la passion. Chanter la liberté, le parangon du désir. Non pas cette liberté tutélaire, inscrite sur les frontons républicains, non; une liberté indépendante d'un quelconque pouvoir, une liberté naturelle, autonome et lumineuse. Chanter le désir. Le désir du présent, de l'après et de naguère. Chanter seulement le désir du présent. Le désir d'un bon jaja au coeur lourd, d'un coup de chapeau à l'Apollinaire, d'une côte à l'os à la moelle, d'un franc salut à tonton Georges. Le désir de rire encore plus, de boire toujours mieux, de péter allègrement sous la pluie, de chier librement dans ses chausses; le désir de la fesse, des mots et de la musique.
Le désir du désir.
Chanter le désir.
"Bonne année mon cul !" comme le disait Desproges.
Eh bien, j'ose ! Soit ! J'ose une bonne année mes blogos ! Une année judicieusement épicurienne !
Une année de désir !
Bises
."

P.S. A lundi pour la rentrée almanachronienne ! Konselediz !
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Publié dans Chroniques

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