L'almanachronique du 6 mars

Publié le par blancafort

Hello les blogos ! Fatcheu denti la blogose !

On se rappelle la première excroissance, émotion charnelle boursoufflée, cette surprenante éruption du coeur qui semble encore aujourd'hui conduire notre quête de l'absolu. On se souvient des premiers émois, de cette sève primale entre nos doigts graciles. Je me remémore à mon tour de la tempérance de ce gland nourricier, qui s'agitait en vain sous le fourreau polyamide en coton inoxydable devant la naissante poitrine des juvéniles donzelles dont le sourire ferré électrisait les tempêtes sourdes des encéphales impulsifs ! Le printemps se célèbre bientôt. Les premiers signes se font ressentir. Sur le cognassier, que vous connaissez d'une précédente chronique, pointent les  premiers bourgeons.  Renaissance saisonnière d'une vie agreste qui inlassablement se meut ! Les revoilà petites bouffissures infaillibles et symboliques. Elles éclatent et ajoutent de petites touches verdoyantes sur la morne toile hivernale d'un temps décédé. Le paysan s'agite au champ, le bûcheron aiguise sa hâche et la range à l'estariote, quant au chasseur, il plume sa dernière palombe en écoutant le coq faisan célébrant la foufoune sémillante de sa poule enfin apaisée.

Ce matin, alors que je compte un à un les bourgeons vifs du cognassier moins branlant et du coup moi aussi, ma voisine recense elle, les bourgeons gustatifs de son adolescente de fille, plus boutonneuse que goûteuse. Quoique ! La nature se refait une beauté. Du rimmel par ci, du fond de teint par là, une touche de rouge à lèvres, un semblant de fard, breton ou non, une pommade factice et de l'eau réelle parce qu'on le vaut bien ! Une pie se plaît à jacasser sans se soucier des promesses de signatures pour son érection future ! La pie femelle s'ébroue le croupion. You know what ? I am a pie ! Et c'est ainsi qu'ara est grand !

 

Publicité

Publié dans Chroniques

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article